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Le Vaisseau d'Or
C'était un grand Vaisseau taillé dans l'or massif. Mais il vint une nuit frapper le grand écueil Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
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Le jour, elle écoute,
attentive Je la regarde sans penser mot Voilà qu'encore je
me penche
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Naufragé dans la foule Sèchent les larmes
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Vieilles femmes aux regards
hagards Vous qui êtes le lointain
phare
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À genoux devant l'étang
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Vide et monotone Je n'ose ouvrir la porte Nuages pleins de trous Immonde réalité
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Assise au piano, elle joue
Chopin
À la lueur d'une faible
lumière Elle s'accroche à l'effort
acharné
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Adolescence Pays de forte patience À présent, j'y suis, j'y
reste
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Vivre la nuit pendant que
tous dorment
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Comme l'aveugle voir Comme l'enfant, savoir Comme le solitaire recevoir
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Un soir, j'ai vu
s'évanouir mes reproches Tant de temps en souffrant Mais mon présent avait
été refait
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Sans avoir rien fait pour
l'être, je suis fatigué De voir le coupable laissé
en liberté Trouver laide la vie si
belle M'allier à la Mort comme
à l'ami Qui écouter? ma
conscience ou cette bassesse? |
Bonheur, enfin tu es venu Au contraire, je
t'attendais Tu sais, cela fait si
longtemps |
Ils me croient impuissant Je regarde Son visage noir Je n'ai pas terminer mon
combat Oui, quittes-moi, chant
funèbre |
Il voulait trouver le
sommeil Ne s'en rendant compte,
quand même aux aguets Il y voit plus clair,
l'histoire se fait |
Souviens-toi
de la première fois Tu me
semblais si lointaine, oui toi. Je
connaissais ce sentiment Regardant
sans voir tous ces gens
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